Le blog et moi…

Déjà plus d’un an que j’ai débuté mon activité de blog (Un an de blog, une dent, un cheval rose). Histoire de m’occuper, oui, mais aussi pour redonner un peu de sens à mon quotidien (rien que çaEt aujourd’hui tout recommence…). Plus qu’une activité de loisirs, c’est devenu pour moi une véritable drogue. Voici un point sur ce qui a changé pour moi

  • Je suis complètement tributaire des connections internet, et quand je n’en ai pas, aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarg!!
  • Je dois absolument vérifier si mes statistiques sont bonnes et je suis donc littéralement vissée à mon écran de portable dès que je fais une pause. C’est devenue une addiction que j’essaye d’enrayer. Avec plus ou moins de succès.
  • J’attends fébrilement midi pour savoir si j’ai une petite chance d’apparaître dans les coups de cœurs d’Hellocoton. Si c’est oui, je rigole de manière hystérique toute seule dans mon bureau, ce qui effraie mes collègues de travail. Si c’est non, je suis plongée dans une crise neurasthénique profonde (et pourquoi pas moooooâââ !!!!!)
  • J’ai une autre vision de mon quotidien, je repère les situations que je pourrais décrire ou dessiner (d’ailleurs je n’ai pas assez de temps pour tout dessiner, et cela me frustre un peu…)
  • Dès que j’ai un instant, je lis les blogs des copines. Je suis une certaine routine, le matin et le soir dans le bus. Devant la télé, (que je ne regarde plus beaucoup d’ailleurs….) le soir. Et parfois même dans mon bain…quand j’ai l’occasion de prendre un bain…
  • Il y a des échanges avec d’autres maman blogueuses.  A l’autre bout du monde (coucou maman tout terrain) ou de la France (coucou maman BCBG, mamansem, mamandelire). La blogosphère m’impressionne par sa diversité, et la communauté y est plutôt bienveillante.
  • C’est toujours un plaisir de découvrir vos commentaires et vos likes (d’ailleurs, Merci à vous!)

Mais avant tout ce qui me fait le plus plaisir dans l’activité de blogging, c’est de laisser à nos filles un journal de leurs vies et un peu de la mienne aussi. Ce qui me plaît dans l’internet, c’est que la créativité n’a pas de limite : tout un chacun peut faire ce qu’il veut et montrer ce qu’il veut (bien).

Mais quelque fois ça me fait peur. Je ne sais pas vraiment ce que tout cela deviendra. Mes filles seront-elles heureuses de lire ce blog plus tard ? Est-ce que faire étalage ainsi de notre vie, des petits moments de notre cercle intime, ne va pas les gêner ? Bref, cette activité dont je ne peux plus me passer, finira-t-elle par nous faire du tort à tous ? Ou est-ce un tremplin vers autre chose ? Et jusqu’à quand ? Aurais-je le droit de partager aussi les situations que nous allons vivre avec des ados (rien que le mot « ados » me fait peur). Et juridiquement parlant, où s’arrête la liberté d’expression, ou s’arrête le respect de la vie privée ? (si vous avez une réponse à cette question, je suis intéressée…)

Aujourd’hui, Julie suit le blog avec assiduité. Elle aime qu’elle et sa sœur soient les vedettes de cette mini bande dessinée. Et quand je publie quelque chose qui la concerne, je lui demande toujours l’autorisation. Parfois elle vient me voir avec des idées, elle me raconte des histoires pour que je les dessine. J’apprécie énormément cet échange-là. De partager un peu cette passion avec elle. Ce blog fait donc désormais partie de notre quotidien.

Mais j’aimerais aller plus loin, j’ai quelques projets dans les tiroirs….Mais malheureusement pas beaucoup de temps à y consacrer.

Ce fameux temps derrière lequel nous courrons tous….

Amélie Jeanne

A, B, C, D, E, F, G…

Dans la série je ne vous ai pas raconté?  Voici un extrait de mon Journal-Novembre 2009.

Ma princesse n’a pas la patate. Elle culmine à 39° depuis deux jours. Le diagnostic est tombé aujourd’hui « otite ».  Etrange, j’ai déjà vécu ça…..

Ce qui est sympa c’est quand la crèche m’appelle, dring, « venez chercher Julie », « oui mais bon là je quitte Orléans, je suis sur l’autoroute, je ne peux pas faire grand-chose, donnez-moi un instant le temps que je trouve un plan B »

Plan B, alllo maman??? Je suis à Lille ma chérie.

Plan C, allo papa??? Papa???? Papa???? Papa???

Plan D, allo Belle-maman????? Yes!!

Le plan D était le bon (j’ai de la chance, d’avoir un plan D, je sais).

J’ai fait la route vers Paris au volant d’un combo, c’est une sorte d’utilitaire, qui fait que tu finis le voyage sourde et aphone.

Scrogneugneu, quand je finis par arriver à Paris, il est déjà 20h00.

Une fois garée au parking souterrain, nous devons décharger le véhicule. Notamment le matériel d’analyse qui est dans une très grosse caisse, fort heureusement équipée de roulettes, mais les escalators ne marchent pas, comme d’habitude, ils sont là pour décorer. Mon collègue me demande si je veux bien porter la caisse avec lui dans les escaliers qui mène à notre bien aimée tour de bureau.

…?

Un seul regard de ma part a suffi, il a compris que non.

Nous avons traversé les couloirs avec cette question récurrente, mais comment font les personnes handicapées pour sortir du parking ? Le but du jeu étant de grimper d’un étage pour atteindre la surface.

J’ai fini par l’abandonner lâchement au pied de l’ascenseur enfin trouvé et j’ai filé jusqu’à la tour décharger mon sac et rendre les clefs de la « voiture ».

Un bref au revoir, et je prends un taxi pour retrouver mon bébé endormi mais sans fièvre. Je me suis dit ouf fausse alerte.

Erreur fatale.

Le lendemain, bébé en pleine forme pas de fièvre. Je paraphrase mon pédiatre « c’est sûrement les dents ».

Je file à la crèche et dépose mon bébé mesuré à 37,2°C. Puis je file à la gare attraper un train pour aller à l’institut Pasteur faire mes vaccins pour mon départ de la semaine prochaine au Mali.

Arrivée à la gare, pas de train.

Plan B, j’essaye de trouver une autre gare où il y aurait des trains. Qui marchent. A l’heure prévue.

Plan C, préférable, je repère un taxi.

A peine montée dedans, dring, venez chercher Julie elle a 38,5°….

Arg, Plan D Direct, allo, belle-maman ????? (Je sais, j’abuse).

Je me fais piquer puis je file au bureau pour une réunion.

15h45, je les abandonne lâchement en pleine réunion pour aller relever ma belle-mère de ses fonctions (pour ne pas trop abuser quand même).

Dans le train, qui me ramène chez moi, je prévois un plan B pour demain car je donne un cours à la fac de Dijon. Allo maman?????

Secrètement, j’espère qu’une grosse tempête de neige va s’abattre sur Dijon et bloquer toute la ville durant la nuit….ou alors ma ville, ça ira très bien aussi.

5h00, je me lève, pas de tempête de neige, dommage, je laisse au moins quarante-cinq post-its à ma mère avant de prendre le train pour Dijon.

10h00 je suis en train de donner mon cours, mon portable en mode vibreur progresse tout seul d’un bout à l’autre de la table, ce qui n’est pas pour me rassurer, et me déconcentre totalement.

En fait c’est ma mère qui me pose des questions existentielles qui ne sont pas sur les post-its que j’ai laissés :

– où sont les draps propres?

– où est sa couverture?

– où est son habillage de poussette?

– Et tu ranges où tes pommes de terre?

15h00 le verdict tombe. Otite. Le côté positif, ce n’est pas la grippe. Le côté négatif, c’est qu’elle a perdu 500g depuis la semaine dernière.

J’espère qu’une grosse tempête de neige va tomber sur Paris vendredi, jour de mon départ au Mali…

Finalement, ma mission a été annulée.

Quel dommage !