Oulala !

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Bon, après la dinde, le foie gras, les crêpes, toussa, bon ben….voilà.

Et pourtant je le sais que ce qui est bon pour le moral n’est pas forcément bon pour le cholestérol….

Ah la la….Et pourquoi les épinards n’ont pas le goût du chocolat au lait aux noisettes hein?

Ah ! Tu vois….

 

Amélie & co

Apprentissage de notre belle langue française…

la binette

 

Mais je ne sais pas du tout où elle a appris cette expression….

la binette était une perruque utilisée par les nobles au XVIIème siècle…tellement courante qu’elle fut associée au mot figure. Se casser la binette, donc c’est se casser la figure.

Voilà.

Bon et bien je regagne mes pénates. Bonne nuitée brave gens.

Amélie.

 

 

Moi, les factures, les trains, et les moonboots

En mode maman solo (Chéri est déjà parti), réveil en retard, la grande me serine que « c’est tous les matins pareils ». Plus de pantalon propre dans mon placard, j’attrape une jolie robe noire que je ne mets pas souvent. Les petites sont prêtes, puisque je me suis occupé d’elles en premier (enfants propres, habillées, nourries, coiffées, doudounisée, bonnetisé, cartable vissé sur le dos) elles trépignent dans l’entrée. J’attrape, un des escarpins, que je mets habituellement avec la robe…manque de bol, je ne mets pas la main sur le deuxième et vu le timing, j’attrape la première chaussure que je trouve par paire, à savoir des bottes noires, style moonboots. Plus le temps de réfléchir, nous allons être en retard, après tout Il me semble bien que Karl Lagerfeld, a fait défiler ses mannequins en moonboots une fois, donc après tout ce n’est surement pas un mauvais choix, j’enfile, vite fait les bottes mon manteau et en route !

La petite hurle parce qu’elle veut être la première de la troupe sur la bordure du trottoir, la grande me serine que la prochaine fois elle partira toute seule, et moi, j’adresse mon plus beau sourire aux autres mères (à l’heure, elles) pendant que ma bruyante progéniture se dirige vers l’école en râlant. Le plan se déroule sans accroc (#team80), les petites sont déposées, et j’ai 1 minutes et 22 secondes pour atteindre l’arrêt du bus. Facile. Je suis large.

A la gare, bon le train est en retard, j’ai le temps de m’acheter un café (c’est déjà ça). J’arrive au boulot vers 9h45 9h30. J’ouvre l’ordi, et les mails tombent. Je dois trouver une solution pour régler la facture d’un fournisseur. Je suis sur ce dossier depuis une semaine. Mais le système est un poil récalcitrant. Il faut :

  • Imprimer les factures, les tamponner, les signer (jusque-là facile)
  • Retrouver la commande, et y associer les factures (un poil plus ardu, mais faisable)
  • Trouver une assistante disponible pour faire la réception dans le système de compta : le RAF (degré de difficulté élevé)
  • Contacter la compta fournisseur pour déclencher le paiement («la boite vocale de votre correspondant est inexistante, au revoir »).

Et calmer le fournisseur, qui doit être payé depuis 2 mois et qui m’appelle tous les jours.

J’ai deux assistantes sur le coup, en rotation (parce qu’elles n’ont pas que ça à faire), les deux essayant de dompter le système RAF. Une fois la ligne rentrée dans le système, le RAF envoie un mail à la compta, le logiciel de la compta, le WC, renvoie un mail pour valider la rentrée du RAF, et la compta alors, peut lancer le paiement. Sauf que même si elles ont réceptionné les lignes de compte dans le WC, et bien à la compta ils n’ont rien dans le RAF. Et j’ai au moins 15 mails : des assistantes qui ont rentré les factures dans le RAF, puis confirmé dans le WC ; le comptable qui a un RAF différent avec des factures non réceptionnées (vous suivez, hein ?) et de l’acheteuse. Je reste sur ce problème toute la matinée, jusqu’à que le comptable m’envoie ce mail limpide : que nous avons réceptionné des WE alors qu’on aurait dû réceptionner des LEAF. Et l’acheteuse de me dire que son rôle c’est d’acheter et pas de payer. Que c’est pour ça que c’est une « acheteuse » et pas une « payeuse ».

Alors là un peu énervée, je dis à tout le monde que le R.A.F est aussi lisible qu’un mode d’emploi de meuble en kit en cyrillique (ou celui du nouveau radio réveil de Julie, écrit en police calibri taille 5, sponsorisé par Optical center probablement), et qu’il faut trouver une solution et vite. Parce que rien à foutre du RAF, que le WC me fait chier, et que le WE du LEAF, franchement ce n’est pas d’une limpidité majeure et que j’en ai plein les moonboots.

Au final, après un coup de fil les choses finissent par s’arranger (à noter pour plus tard, les mails c’est pratique, mais quand on se parle, c’est mieux). Heureusement, je devenais chèvre.

Je consacre le reste de l’après-midi à tout autre chose. Les gens me complimentent sur ma robe, sans (trop) remarquer mes bottes.

Je décide de ne pas rentrer trop tard, sachant que Chéri est seul avec les enfants. A la gare de la Défense, des gens pressés. Comme souvent, un incident perturbe la situation. L’escalator vomit les passagers, qui s’entassent sur le quai. Une voix légèrement exaspérée, nous demande de nous étaler le long du quai pour des raisons de sécurité. Difficile de s’exécuter d’ailleurs, le quai est noir de monde.  On nous annonce un train dans deux minutes. Les gens trépignent. Ils veulent tous monter dans ce train providentiel. Je suis un peu en arrière, je me fais une raison, je prendrai le train suivant annoncé dans 7 minutes.

7 minutes plus tard, pas de train. Un train est à quai depuis un moment, quelques personnes montent dedans, hésitantes.

Il parait que mon train est là dans deux minutes, il est donc probable que le train à quai va partir ! J’ai bien fait d’attendre, je voyagerai dans de meilleures conditions. Le chauffeur du train nous annonce qu’il attend juste un papier et qu’on va bientôt démarrer. Heureusement, car je n’ai pas de réseau et je ne peux pas du coup prévenir chéri que je serai en retard, et aller lire les blogs des copines, mon passe-temps favori.

10 minutes plus tard on n’est toujours pas parti. Le panneau d’affichage annonce « train retardé » et que si on veut que ça aille plus vite il vaut mieux descendre et prendre un train sur l’autre quai. Les gens se regardent, et s’interrogent. Certains se décident  à quitter le train pour tenter leur chance. Je décide de rester. J’ai bien fait on annonce un départ dans 10 minutes.

9 minutes plus tard c’est marqué' »train retardé ».

5 minutes passent encore et le conducteur nous explique, qu’en fait, il a bien à train à conduire mais il n’a pas de destination, et que du coup ça peut durer longtemps. Et il nous souhaite bon courage.

Comme j’ai déjà passé 30 minutes dans ce train à quai (et que cela ne me tente pas vraiment d’y passer les trente prochaines minutes et surtout sans internet), je décide de sauter dans le premier train qui passe sur l’autre quai. Moi qui souhaitais voyager correctement, je me retrouve écrabouillée. Heureusement pour moi, j’ai le nez dans les cheveux d’une fille, et ils sentent bons. C’est déjà ça. J’ondule avec la foule en fonction des mouvements du train. Et avec les moonboots, au moins, c’est confortable.

Au final j’ai mis 2 heures pour rentrer chez moi.

Allez, youpi, on y retourne demain ?