Pour mes « amis » Facebook…

– Non, je ne suis pas célibataire (as-tu remarqué, ami Facebook, que je publie des chroniques sur ma vie de famille ?) Si toi pas comprendre : moi en couple avec Chéri.

– Non, je ne suis  pas à la recherche d’une relation extra-conjugale. Ni d’expérience « intéressante », j’ai deux enfants c’est assez pour pimenter mon quotidien.

– Ah désolée, je ne suis pas lesbienne, dans une autre vie peut-être. 
– Non, je n’ai pas 100 euros à donner pour dépanner. Oui je sais je suis rapiat. Quoi ta mère est malade? Ben la mienne aussi. 
– Arrête de me demander des photos. C’est inutile, je suis moche. 
– Ah non non non, je ne mets pas de j’aime sur les pages sado-maso. Ce n’est pas la peine de m’y inviter.
– Arrête d’insister, je n’achèterai pas ta méthode pour maigrir, moi et mes capitons c’est une histoire d’amour.
– Et pour mes « vrais » amis Facebook : merci d’avoir aimé ma page !

Liste non exhaustive des mots…

Que mes enfants n’utiliseront (probablement) jamais :

Rembobiner, télégramme, autoreverse, minitel, cabine téléphonique, pellicule photo (et tout ce qui va avec : argentique, développer, chambre noire…), consigné, walkman, radiocassette, cassette vidéo, magnétoscope, bons points, tableau noir, patins à roulettes, bidibulle, transistor, encyclopédie, fax, plumier, papier buvard, le langage morse (je connais tout l’alphabet plus personne n’utilise ce langage, autant dire que c’est parfaitement inutile, mais je n’arrive pas à l’oublier), Bernard Minet et Sabine Paturel, les mini stars, aérobic, disquette, tourne-disque.

J’ai un doute pour 33 tours. Aucun pour 45 tours.

Je me sens vieille là, tout d’un coup….

Carnet de voyage…Amélie au Canada

Spéciale dédicace à miss Texas !

Je suis au Canada, logée dans un camp d’exploration au milieu de la forêt. Je  dois y suivre une campagne de forages. C’est physiquement un peu difficile dans la mesure où on est en octobre et qu’il fait -15°C (température presque estivale – ça descend en général jusque -40°C- pour les canadiens, pour eux c’est barbecue tous les mercredis). Tous les matins, je dois dégeler mes outils avant de pouvoir travailler, c’est à dire ouvrir les caisses au pied de biche et décrire les échantillons qui s’y trouvent. Je travaille sous la tente, avec une petite radio qui ne passe que de la country (47 jours de musique country….je hais à présent la musique country) . La majorité (au moins 2) des résidents de ce trou perdu sont des indiens Crees.  Le paysages sont magnifiques, des forêts, des lacs, des barrages de castors….et les couleurs de l’automne.

Poétique, vraiment.

Ames sensibles,  arrêtez votre lecture ici.

***

Il doit être 22h00. Je regarde les programmes télé canadiens, histoire de me changer les idées (même au fin fond de la forêt il y a la télé, car les canadiens sont fans de hockey sur glace. Bon moi je regarde les Experts, chacun son truc).

Dans les forêts canadiennes, on peut rencontrer des ours (ce qui m’est arrivé, oui, oui, un matin au réveil, j’ai ouvert la porte de mon baraquement et il était là, autant dire que ça vous réveille plus que le froid ambiant matinal…) et des loups. Et bien j’ai eu moins peur de l’ours que de l’araignée velue que j’ai vue sur le mur d’en face, ce soir-là dans ma chambre.

Prise de panique, j’ai lancé ma chaussure en direction de l’intruse. Cette dernière est immédiatement tombée à la renverse, et ses petites pattes se sont recroquevillées.

J’étais très étonnée car à ce genre d’exercice, je suis nulle. Alors, avoir cette bestiole du premier coup relevait de l’exploit personnel. Toute tremblante, j’ai continué de regarder la télé, tout en jetant des regards inquiets vers  l’arthropode….au bout d’un quart d’heure, hop, l’araignée s’est carapatée, en fait, elle faisait semblant d’être morte….J’ai bondi hors de mon lit, saisi un rouleau de sopalin qui trainait, déroulé nerveusement au moins 2 à 3 mètres de papier, j’en ai fait une boule et écrasé l’araignée avec. Puis j’ai marché dessus, j’ai pris l’ensemble et je l’ai jeté dans les toilettes. Enfin, j’ai rabaissé le couvercle, tiré la chasse, et j’ai mis un livre dessus, (oui, je sais c’est ridicule), histoire d’être sûre.

(Je fais ici un aparté pour dire qu’évidemment il est totalement déconseillé – voire interdit- de jeter quoi que ce soit dans les toilettes d’un camp d’exploration).

Le lendemain, encore pour être sûre, j’ai tiré une nouvelle fois la chasse d’eau. Les toilettes ont fait gloup- gloup, puis splaaaaaaaaaaaaaaaaaaasch, un geyser, suivi d’une inondation dans la salle de bain.

Et c’est avec un aplomb un peu forcé que j’ai déclaré au responsable du camp ne pas savoir pourquoi c’était arrivé….

Très dépaysante, cette mission canadienne….