A-t-on le droit de pourrir la soirée de ses voisins le soir du 31 Décembre? 

Ah en voilà une question métaphysique !

En maison ou en appartement , en général, le règlement est le même pour tous, faire du bruit est punissable. Voici ce que dit la loi : les bruits de comportement sont tous les bruits provoqués de jour comme de nuit :

  • par un individu locataire, propriétaire ou occupant (cri, talons, chant…) ;
  • ou par une chose (instrument de musique, chaîne hi-fi, outil de bricolage, pétard et feu d’artifice, pompe à chaleur, éolienne, électroménager…) ;
  • ou par un animal (aboiements…).

Lorsque ces bruits sont commis la nuit, on parle de tapage nocturne.

Si tu habites la région parisienne, cher lecteur, tu vis peut-être être comme moi, dans un appartement. Et peut-être as-tu connu, toi aussi, l’indélicatesse du voisinage qui se permet de faire une fête à tout casser toutes fenêtres ouvertes, au 3ème étage d’un immeuble datant des années 60, notamment le soir de la Saint Sylvestre.

Ce fut le cas pour nous, l’année dernière, un couple avec un ado vit au-dessus de chez nous. Ce soir-là, nous avons pensé que l’ado faisait une soirée avec toute sa classe, tant le plafond menaçait clairement de s’effondrer. Nous étions en train de coucher les enfants et de finir la buche tout en se souhaitant plein de bonnes choses pour la nouvelle année, et autant dire qu’à partir de minuit, il a fallu hurler pour continuer la conversation, qui du coup n’a pas pu durer bien longtemps, mes invités préférant partir, plutôt que de profiter de la playlist des années 80.

C’est moi qui suis montée (Chéri était à deux doigts de commettre un geste regrettable…) pour leur demander de faire un peu moins de bruit. Pas d’ado, mais des adultes déguisés, et particulièrement avinés joyeux.

Évidemment, j’ai eu comme accueil une fin de non-recevoir glaciale, sous prétexte que le 31, on a, parait-il, le droit de faire du bruit. Que c’est comme ça partout. Que personne ne dort à minuit (même les petites filles de deux ans…). Donc tant pis pour mes enfants, pourvu qu’il y ait le plaisir de nous gâcher la soirée, car quand je suis partie, ils ont monté le son.

Et bien non. Message personnel pour mes voisins :

Le 31, c’est comme les autres jours de l’année. Simplement, le contrevenant jouit d’une immunité temporaire, les forces de l’ordre étant, ce soir-là grandement occupées ailleurs. (Et on les comprend).

Le 31 c’est comme les autres jours de l’année : quand on pense qu’on va faire une soirée qui va peut-être gêner ses voisins, au minimum on les prévient. (Mieux : on les invite…)

Le 31, c’est comme les autres jours, on ne danse pas la bourrée bretonne au son des démons de minuit toutes fenêtres ouvertes jusqu’à 6 heures du matin en hurlant (vous appelez ça chanter ?).

Le 31, c’est comme tous les jours de l’année, quand on a dérangé ses voisins, à tel point qu’ils ont acheté un sonomètre pour constater et fournir la preuve à la justice que le parquet fraichement installé dans l’appartement du dessus n’est pas en conformité acoustique et va fort probablement sous injonction judiciaire être démonté latte par latte, on a la courtoisie de s’excuser.

Et cette année, ils recommencent. Non, il ne nous ont pas prévenu, j’ai simplement posé la question lors d’une rencontre fortuite.

Nous avons donc prévu de passer notre dernière soirée de 2018 ailleurs, en très bonne compagnie. 2019 commencera bien.

Je vous souhaite une très belle soirée de Saint Sylvestre.

Amélie Jeanne.

 

 

 

C’est arrivé hier soir…

J’ai emmené Charlène à la piscine de la résidence, un peu tard, vers 19h, celle-ci fermant à 20h.

Je lui avais promis de l’emmener, bien que je n’étais pas très motivée, je l’avoue.

Nous avons néanmoins passé un bon moment, elle trempant ses petits pieds potelés, m’éclaboussant à chacun de mes passage, moi faisant quelques brasses. Je l’avais complètement équipée, bouée, maillot, mais malgré cela, jugeant la température trop froide, elle n’a pas voulu se baigner.

La maître-nageur commençait à ranger les transats, j’ai donc dit à Charlène que nous devions rentrer. Je lui ai enlevé ses bouées, qui n’avaient pas servi, elle a pris sa serviette préférée pour se faire une cape. Nous avons enfilé ses petites sandales, et moi je me suis rhabillée, et préparée à partir.

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