Le dessin de blog

Mon blog a  bientôt trois ans. Incroyable. Je me revois chez moi dans mon lit, malade,  quand j’ai pris cette décision de partager avec le web mes écrits, et puis mes dessins. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Ma santé reste fragile, mais j’ai repris le dessus. Et l’activité de blog est devenue incontournable…

Assez rapidement, j’ai préféré publier des bandes dessinées courtes que mes textes. Et le chemin fut long pour trouver la bonne technique. Même si dans la vrai vie je maîtrise bien la technique du crayon, du fusain, du pastel, ou de la peinture à l’huile, la bande dessinée, c’est autre chose. Et le web, un monde à part.

Il a fallu démarrer de zéro. Lire la suite

A-t-on le droit de pourrir la soirée de ses voisins le soir du 31 Décembre? 

Ah en voilà une question métaphysique !

En maison ou en appartement , en général, le règlement est le même pour tous, faire du bruit est punissable. Voici ce que dit la loi : les bruits de comportement sont tous les bruits provoqués de jour comme de nuit :

  • par un individu locataire, propriétaire ou occupant (cri, talons, chant…) ;
  • ou par une chose (instrument de musique, chaîne hi-fi, outil de bricolage, pétard et feu d’artifice, pompe à chaleur, éolienne, électroménager…) ;
  • ou par un animal (aboiements…).

Lorsque ces bruits sont commis la nuit, on parle de tapage nocturne.

Si tu habites la région parisienne, cher lecteur, tu vis peut-être être comme moi, dans un appartement. Et peut-être as-tu connu, toi aussi, l’indélicatesse du voisinage qui se permet de faire une fête à tout casser toutes fenêtres ouvertes, au 3ème étage d’un immeuble datant des années 60, notamment le soir de la Saint Sylvestre.

Ce fut le cas pour nous, l’année dernière, un couple avec un ado vit au-dessus de chez nous. Ce soir-là, nous avons pensé que l’ado faisait une soirée avec toute sa classe, tant le plafond menaçait clairement de s’effondrer. Nous étions en train de coucher les enfants et de finir la buche tout en se souhaitant plein de bonnes choses pour la nouvelle année, et autant dire qu’à partir de minuit, il a fallu hurler pour continuer la conversation, qui du coup n’a pas pu durer bien longtemps, mes invités préférant partir, plutôt que de profiter de la playlist des années 80.

C’est moi qui suis montée (Chéri était à deux doigts de commettre un geste regrettable…) pour leur demander de faire un peu moins de bruit. Pas d’ado, mais des adultes déguisés, et particulièrement avinés joyeux.

Évidemment, j’ai eu comme accueil une fin de non-recevoir glaciale, sous prétexte que le 31, on a, parait-il, le droit de faire du bruit. Que c’est comme ça partout. Que personne ne dort à minuit (même les petites filles de deux ans…). Donc tant pis pour mes enfants, pourvu qu’il y ait le plaisir de nous gâcher la soirée, car quand je suis partie, ils ont monté le son.

Et bien non. Message personnel pour mes voisins :

Le 31, c’est comme les autres jours de l’année. Simplement, le contrevenant jouit d’une immunité temporaire, les forces de l’ordre étant, ce soir-là grandement occupées ailleurs. (Et on les comprend).

Le 31 c’est comme les autres jours de l’année : quand on pense qu’on va faire une soirée qui va peut-être gêner ses voisins, au minimum on les prévient. (Mieux : on les invite…)

Le 31, c’est comme les autres jours, on ne danse pas la bourrée bretonne au son des démons de minuit toutes fenêtres ouvertes jusqu’à 6 heures du matin en hurlant (vous appelez ça chanter ?).

Le 31, c’est comme tous les jours de l’année, quand on a dérangé ses voisins, à tel point qu’ils ont acheté un sonomètre pour constater et fournir la preuve à la justice que le parquet fraichement installé dans l’appartement du dessus n’est pas en conformité acoustique et va fort probablement sous injonction judiciaire être démonté latte par latte, on a la courtoisie de s’excuser.

Et cette année, ils recommencent. Non, il ne nous ont pas prévenu, j’ai simplement posé la question lors d’une rencontre fortuite.

Nous avons donc prévu de passer notre dernière soirée de 2018 ailleurs, en très bonne compagnie. 2019 commencera bien.

Je vous souhaite une très belle soirée de Saint Sylvestre.

Amélie Jeanne.

 

 

 

Un concours

 Je l’ai fait. J’ai rajouté une petite pierre dans mon parcours d’auteure. J’ai tenté ma chance avec le prix écrire au féminin 2018 et j’ai proposé deux textes, Ils ne sont pas parfaits, loin s’en faut, quand on écrit une histoire d’une main et qu’on touille les pâtes de l’autre tout en intimant aux filles d’arrêter de se donner des noms de légumes…

Néanmoins, quand on écrit, que ce soit le choix des mots, de l’histoire, le tout, c’est de transmettre des émotions. De ce côté-là, je pense que j’ai rempli le contrat.

Je te laisse juge : mes deux histoires imparfaites sont ici et là.  (la conversation et le réveillon) 

Si tu arrives à percer le mystère du fonctionnement du vote  (je n’arrive même pas à voter pour moi c’est dire…) tu peux, si le cœur t’en dis poser un petit « jaime » sur l’une des deux ou les deux soyons fous.

Car je ne désespère pas de te faire lire nos aventures, un jour…

Amélie Jeanne & Co.

 

Le point sur ma charge mentale…

Vous commencez à bien me connaître, vous qui me suivez depuis un petit moment. Je tenais à prendre le clavier plutôt que le crayon, pour une fois, pour faire le point sur ma charge mentale. Cette tribune est en rapport avec les dessins que j’ai fait dernièrement.

J’ai reçu quelques commentaires et des messages privés, sur le thème de cette fameuse charge mentale, plus exactement : oui, souvent, très souvent, la lessive nous incombe, à nous, les femmes

Certaines s’insurgent, comme ce fut le cas, d’autres ont compris que je ne faisais là qu’un trait de cet humour qui me caractérise.

Oui à la maison c’est moi qui fais la lessive. J’ai bien demandé à l’homme de s’y mettre, une fois ou deux, mais bon rien que le tri blanc /couleur, lui a échappé. Mes T-shirt blancs sont sortis gris, et mes pulls en laine, heum, RIP.

A la maison, c’est lui qui tue les araignées (tu as remarqué, je ne suis pas bouddhiste). Pendant que moi et les filles hurlons à la mort, l’homme laisse en général tout tomber  pour venir à notre secours. Moi j’ai bien essayé de prendre mon courage à deux mains munie d’un balai, d’une bombe insecticide et d’un mantra anti-stress, mais ça se finit en général en crise d’hystérie (notez que dans ma brillante carrière de géologue, je suis tombée, sur des ours, des sangliers, des scorpions, des serpents, des cafards… et des mufles, espèce pas si rare… mais rien à faire avec les araignées, c’est insurmontable). Honte, suprême, le jour où l’Homme n’était pas en France, j’ai appelé la babysitter des enfants pour qu’elle vienne m’aider à venir à bout d’une araignée MON -STRU-EUSE.

A la maison, je gère les plannings (activités des enfants, babysittings, fêtes scolaires, anniversaires….).  l’Homme me fait confiance et se repose entièrement sur moi.

A la maison, il gère les comptes et les impôts. Je lui fais entièrement confiance et me repose sur lui.

A la maison, nous faisons les courses à tour de rôle. Pour des raisons d’égalité, mais surtout car on ne choisit pas les mêmes choses, ce qui amène un peu de variété dans un quotidien parfois difficile à renouveler.  Pour la cuisine, c’est pareil (sauf que lui, quand il cuisine, ce n’est jamais raté…)

Pour les garde-malades, c’est 50/50.

Pour la révision des devoirs c’est plutôt lui. Pour le tri des affaires, c’est plutôt moi.

Il fait la liste des fournitures scolaires. Je fais la paperasse administrative.

Alors oui, une fois, j’ai essayé de lui imposer ma charge mentale, mes nuits courtes, mon stress maternel, à l’époque ou bébé RGO faisait des siennes. L’homme a tenu 24h et a craqué. Nerveusement et physiquement.

Mesdames, nous avons cette capacité à oublier notre fatigue, et à penser à tous les détails. Nous avons cette capacité à organiser, planifier, et (ce qui n’est pas forcément une bonne chose) à nous oublier face à la nécessité de notre progéniture. Nous avons beau aujourd’hui revendiquer l’égalité parfaite dans les tâches ménagères (non parce que pour les salaires, on veut la même chose on est d’accord ?), mon sentiment profond, c’est que l’homme et la femme sont différents. Leurs cerveaux sont différents, et leur façon de voir et d’organiser la vie est différente. Ce n’est pas qu’une question de charge mentale. La vie à deux, c’est avant tout une question de compromis.

Alors, oui j’avoue, faire la lessive ça ne me passionne pas. Mais je n’ai pas du tout envie que quelqu’un d’autre la fasse à ma place. Et la vie m’a appris que quand on veut de l’aide, il suffit de la demander. L’homme en général fait (presque…) toujours et de bonne grâce ce que je lui demande de faire.

Bon je vous laisse ce n’est pas tout ça, mais j’ai quelques lessives en retard….

Amélie Jeanne.

PS : Chéri je t’aime, ne change rien.