Bon et bien voilà….le final

Parce que je suis gentille et que je sens bien que vous brûlez d’impatience de savoir la fin….

***

Mercredi retour au bureau.

Tout va bien.

Sauf que j’ai souvent la nouvelle propriétaire de mon ancien appartement au téléphone. Elle voudrait savoir si elle peut utiliser sa cave. Je lui réponds que non la cave est pleine avec le reste de nos affaires, mais promis juré on la déménagera samedi matin. Elle est quand même bien embêtée car elle en aurait besoin samedi matin. J’essaye de lui faire comprendre que, là pour samedi, ça va être difficile, mais qu’on va essayer.

Puis j’appelle Chéri en catastrophe pour lui dire qu’il faut quand même qu’on vide la cave avant samedi, si on veut éviter le clash avec la nouvelle propriétaire (et sa famille….).

Jeudi soir après le boulot, et après avoir couché Julie laissée à la garde de ma mère rentrée de son stage zen (heureusement qu’elle a fait ce stage d’ailleurs), nous partons vers 21h (gaiement…), vider notre ex-cave. Je me dis chouette, je vais retrouver enfin mes affaires….

Arrivée dans la cave, consternation. En fait la plupart des objets, fringues et autres babioles sont à Chéri, à part deux sacs de pulls et d’écharpes à moi (idéal pour un mois d’Août…).

Et nous avons également une autre mission plus complexe celle-ci : nous avons entreposé nos affaires dans deux box différents. Un près du nouvel appartement et un autre, celui de ma mère en fait. Mais Chéri ne se souvient plus où il a mis les clés du box de ma mère. Le problème c’est que tous ses outils (que nous avons déménagé en premier et dont nous avons grand besoin pour les travaux) sont dans le box dont la clé est introuvable. Et ce n’est pas très pratique pour déménager non plus !

Pas de problème on va les retrouver, elles sont sûrement dans la cave.

Nous avons vidé la cave en deux soirs, jusqu’à une heure du matin le jeudi et le vendredi (nous avons fait un peu de bruit mais bon, il faut ce qu’il faut…), et nous avons tout rapatrié chez ma mère, pour son, heum, plus grand plaisir. Nous avons fait au moins une heureuse, notre voisine, mais qui m’a appelée vendredi pour me dire que pour finir elle remettait ses travaux à plus tard et donc, qu’on avait le temps finalement. Ravie quand même néanmoins de savoir sa cave libérée.

Après plusieurs jours de tri, toujours pas de nouvelles des clés du box numéro 1 que Chéri nie farouchement avoir perdu.

Pendant qu’il ponce les murs de notre nouvel appartement, moi je fouille dans le box numéro 2 : 36 cartons à manutentionner, ouvrir, fouiller refermer et re-manutentionner (notez que là, j’y ai retrouvé mes affaires mais je n’ai pas pu les prendre car elles ont été mises en cartons sous ceux de la vaisselle)…. Mais toujours pas de clés. Et le voisin, à force de m’y voir avec mes cartons m’a demandé si j’habitais dans le garage…

Epilogue

C’est au Fastfood que c’est arrivé (oui encore un, quand on déménage on va souvent au fastfood): Chéri et moi le midi, nous faisons au plus rapide. Nous avons posé 15 jours de vacances chacun, pour poncer, peindre et tout et tout notre nouveau nid. Même si nous n’avons pas les outils, une cale à poncer et un pinceau c’est vite trouvé.

Et là j’ai eu un éclair de lucidité : « mais dis donc, lui-dis-je, tu ne t’étais pas acheté un nouveau blouson ? »

« Ben si. »

« Et il est où ce blouson, je ne l’ai pas vu ? »

« Ben dans le nouvel appart, avec mes costumes (il a ses affaires, lui…) »

« Et tu as regardé dans les poches ? ».

Oui, c’est là que j’ai retrouvé les clés. Chéri, stoïque devant cette preuve accablante, et en toute mauvaise foi, m’a déclaré :

« Ah ben ce n’est pas trop tôt on va enfin pouvoir faire les travaux !! ».

 ***

Et voilà. J’espère que cette série d’article t’a plu. Si tu en veux encore, tu peux relire la suite, déjà publiée sur le blog avec PACEM.

A bientôt !

Bon et bien voilà….acte 3

Donc, mardi soir, avec mon pote Jules recruté sur le tard, j’ai planté mon boulot à 16h00 pour  dans l’ordre:

  • Récupérer ma voiture à la gare
  • Finaliser le déménagement de l’appart (avant 18h00- heure limite à laquelle la nouvelle propriétaire rentre dans les lieux)
  • Récupérer ma fille au centre de loisirs (heure max 18h30)

 

J’ai en même temps convoqué ma femme de ménage pour la gratifier d’une enveloppe bien garnie pour la remercier du coup de main.

Tout va bien.

Je retrouve Jules et fait le tour de l’appartement. C’est la dernière fois que j’y mets les pieds, donc ça me fait tout drôle.

La télé emballée trône au milieu de ce qui fut mon salon. Pas de temps à perdre, la nouvelle propriétaire arrive à 18h00 avec son entrepreneur, on a une heure devant nous, facile.

Je fais un tour juste pour voir, j’ouvre les placards : horreur, ma robe de mariée y est encore. Ainsi qu’une malle avec mes robes du soir. Comme elle est noire (la malle) c’est vrai ça se voit moins, mais bon, heureusement que je suis revenue. Jules, qui a toujours le mot pour rire me dit : c’est un signe ! Bon je ferai les reproches en bonne et due forme à Chéri ce soir.

Trêve de plaisanterie, je m’aperçois que le frigo est toujours plein, et que les balcons aussi.  Aaaaaaaaaaaaarrrrrg.

Nous transportons la télé dans un box situé plus loin. C’est une fois arrivés au box (assez fatiguée en ce qui me concerne, car c’est une grosse télé) qu’on se rend compte qu’il y a un diable dedans qui aurait pu nous servir. Zut.

18h00 ma femme de ménage arrive, la voisine aussi et ses enfants, ils me surprennent en train de balancer le contenu de mon frigo dans le vide ordure, et visiblement sont assez choqués.

Heureusement la nouvelle propriétaire est gentille et nous a laissé un peu de temps pour vider la cave (enfin…sa cave…), elle, elle ne s’en formalise pas. Je ne sais plus où donner de la tête : ma femme de ménage embarque des choses qui devaient rester (nous lui avons vendu nos meubles à la nouvelle propriétaire) Jules croule sous les pots de plantes et moi d’un bras je balaye le congélateur pour faire tomber les glaces et les steaks de 6 mois dans un sac picard.

18h15…je stresse car je vais être en retard au centre de loisirs, et je ne peux pas le supporter. Imaginer ma fille la dernière à être récupérée là-bas est une vision d’horreur pour moi. Pire que la robe de mariée oubliée dans le placard !

Ma femme de ménage, croyant bien faire, a pris l’allogène de notre chambre (en fait il aurait du rester…). Nous formons une équipe étrange, moi avec ma robe de mariée et un sac picard avec les steaks hachés, Jules avec les pots de plante et ma femme de ménage avec son lampadaire…J’essaye de rester calme. D’un coup de hanche j’ouvre la porte de l’immeuble, mais hélas je n’avais pas mesuré la taille de cette lampe, et son sommet en verre vole en éclat sur le chambranle de la porte. Quelques horribles jurons plus tard (je peux, il n’y a pas d’enfant alentours), j’essaye tant bien que mal de ramasser le verre avec mes mains, et je largue sans ménagement la lampe dans le local des poubelles. J’invite tout le monde à piquer un sprint avec leur chargement respectif jusqu’à la voiture, car il est désormais 18h25 et je suis en panique totale.

Je gratifie ma femme de ménage de son enveloppe, elle est ravie et en profite pour me faire un câlin (!) sous les yeux de Jules, médusé. Je ne sais pas trop ce qu’il pense, mais il me regarde bizarrement. J’envoie des bises à la volée en m’excusant pour mon état de stress généralisé. Et je promets à Jules un apéro monstrueux une fois que nous serons installés.

18h31 j’arrive sur les chapeaux de roues au centre récupérer Julie. Pas de souci, je ne suis pas la dernière, mais pas loin.

Avec Julie et mon chargement, je regagne la maison de ma mère ou nous allons habiter désormais en attendant la fin des travaux de notre nouvel appartement. Je respire enfin.

Et je fais une pause. Le jardin de ma mère est  plein de framboises, Julie et moi nous en remplissons un bol. Nos mains sont toutes poisseuses, et Julie a de la framboise partout sur la figure.

Retour dans le salon, j’essaye de ranger un peu les affaires que j’ai ramenées. C’est un peu émue que je déballe ma robe de mariée pour la repositionner sur son cintre. Bien sûr je me suis lavée les mains, pour ne pas tacher ma précieuse relique ! Je l’admire, et voulant faire partager ce petit moment d’émotion, j’appelle Julie et lui dis : Julie vient voir la robe de mariée de maman ! Ma petite puce marque un temps d’arrêt, des étoiles plein les yeux…Et avant que j’ai pu l’en empêcher, elle se précipite dessus les mains et la figure pleines de framboises pour l’enlacer en me disant, « oh maman, elle est trop belle !!! ».

Bon et bien voilà…

On se connait bien maintenant, pas vrai? Je te propose de découvrir comment s’est passé notre dernier déménagement,  drame en au moins cinq actes…(voire plus, je ne sais pas encore…)

Acte 1

Mais comment ai-je pu en arriver là ? Pourtant, plus d’un m’avait prévenue…Petit résumé d’un week-end marathon…

Vendredi matin, (à l’époque où j’étais encore pimpante et fraîche), nous avons pris la voiture pour aller signer chez le notaire ; 4 heures plus tard, nous étions les heureux propriétaires d’un super appartement et avions également fait une heureuse en vendant le nôtre.

Un hamburger vite avalé, nous sommes partis acheter le parquet, pour notre futur nid. Après un détour par les cuisines et les canapés, nous sommes rentrés pour commencer vers 17 h00…Notre déménagement.

A 17 h 00 Je me disais, facile, tout mettre en carton. Rien de plus simple.

A minuit, j’ai senti le problème arriver. Plus nous remplissions les cartons, plus il y avait du merdier au milieu du salon….mais comment c’était possible ?

Samedi matin 8h00, nous avons repris (pas le temps ni de se laver, ni de manger, c’est dire…).

Non-stop jusqu’à minuit, pareil.

Quelques trouvailles intéressantes : notre premier album photos de tous les deux : et la preuve par l’image que j’étais quand même bien plus grosse avant, et que cette part supplémentaire de pizza d’hier était amplement méritée vu le sport que ça représente de faire des cartons.

Heureusement pour nous, notre femme de ménage (oui je sais j’ai de la chance d’avoir une femme de ménage) est venue nous donner un coup de main. Malheureusement pour moi, comme elle est très gentille et de bonne volonté, mais qu’elle fait une bêtise à la minute, chéri a toujours envie de lui dévisser la tête. Ceci dit, elle fut d’une aide incroyablement précieuse. Même si j’ai oublié que j’avais mon « cahier sexo des paresseuses » (cadeau de ma copine Phoebe, je n’aurais jamais assumé l’achat d’un truc pareil) dans ma table de nuit et qu’elle est tombée dessus pas hasard et qu’elle a sûrement pensé des trucs….D’une voix neutre, elle a demandé : « et ça je le range où ? » (meeeeeerde !!). En plus comme elle est très bavarde avec le voisinage….aie aie aie.

Bon ce n’est pas grave tout ça. Oh mince, je viens de me rappeler que dimanche je suis attendue à la gare de Paris Bercy pour accompagner une délégation de mongols à Lyon. Pas de problème ce sera fini demain matin.

Le lendemain matin, invitée chez belle maman pour le déjeuner je l’appelle en catastrophe pour lui dire que :

–         nous n’arriverons pas à l’heure pour le déjeuner, car non, on n’a pas fini… ;

–         qu’elle devra de toute façon s’occuper de Julie lundi, et qu’elle a ma reconnaissance éternelle

–         que je pars à Lyon à 16 h00, mais que je vais essayer d’annuler.

15h00, j’appelle en pleurs une collègue pour lui dire que je suis expulsée de mon appartement et que mon déménagement n’est pas fini. Malgré mon cinéma, elle ne peut pas prendre ma place dommage. J’appelle ma femme de ménage pour lui dire que non elle ne pourra pas manger (mais qu’il reste un paquet de biscotte dans le placard) et qu’elle doit faire mes cartons pendant que je mange chez belle-maman (et oui…j’ai un peu  hontesi, si je vous assure). Qu’elle a interdiction (au péril de sa vie !!!) de toucher les affaires de mon mari et qu’elle emballe les miennes comme elle peut. Non lavée et non coiffée (encore moins maquillée) je pars chez belle-maman.

Bon nous avons fait un stop chez ma mère pour transposer une partie du merdier de notre salon dans le sien (après tout, elle n’est pas là j’en profite …).

Après un déjeuner éclair, où on ne peut pas dire que j’ai brillé par ma présence à table, retour à l’appartement où je saute dans un jean, à moitié nue devant ma femme de ménage, pas de souci, de toute façon elle vient d’emballer mes sous-vêtements. Cette femme connaît tout de ma vie, c’est inquiétant. J’en profite pour emballer un peu les affaires de Chéri. Et jeter dans un sac ce qui peut me servir pour Lyon (2 culottes, 1 brosse à dent, un bas de pyjama, et un pantalon).

16h00 mon taxi arrive, et c’est mortifiée que je laisse ma femme de ménage et Chéri au milieu du tas de merdier du salon….

la suite du deuxième acte de ce drame bientôt 🙂 

 

 

Le chant Breton

Dans la voiture, Julie adore écouter Nolwenn Leroy et ses reprises de chansons bretonnes. Nous mettons la musique pour lui faire plaisir, mais là, Julie nous montre une figure totalement dépitée.

« Mais que se passe-t-il Julie ? »

« Et bien je suis triste parce que moi, en breton, je ne sais dire que tralalala ».

Carnet de voyage…Amélie en Mongolie

Nous sommes en Mongolie pour un séminaire. Je suis avec ma chef et celle-ci me propose, de faire des courses (en Mongolie, ils ont de super cachemires). Je dois présenter le lendemain un exposé sur l’hydrométallurgie du cuivre devant un parterre de journalistes (Je vous fais grâce du contenu de l’exposé). Les journalistes en général sont des femmes, connues nationalement, et sont toujours très bien habillées. Evidemment j’ai prévu un truc ou deux, mais je ne suis pas très sûre de mon choix vestimentaire. Je lui suis donc reconnaissante de ce détour inopiné par les boutiques.

Le magasin où nous allons regroupe différents rayons dans un même bâtiment. Au rez-de chaussée, un supermarché, un bar à ongles des stands de maquillage et de parfum, au niveau supérieur, des vêtements, hommes, femmes plutôt de facture classique ; puis encore un niveau les vêtements et chaussures enfants et tout ce qu’il faut pour la maison, et le dernier étage est consacré à l’artisanat mongol, avec costumes traditionnels, bijoux, objets divers comme des carillons, des petites yourtes des petits sacs. Il y a aussi des bottes mongoles au bout recourbé (Ces bottes ont une forme particulière pour ne pas blesser la terre quand ils marchent dessus). Dans la steppe, certains paysans portent encore ces costumes traditionnels, mais en ville rarement.

Je fais quelques emplettes et je suis assez contente de mes achats (un pantalon, une blouse, et des chaussures à talon). Je pense que je ferai bonne figure, surtout si je fais un brushing.

C’est donc ravie que je quitte le rayon vêtement du magasin et ma chef pour aller chercher des ciseaux à ongles : les chaussures à talon seront certainement plus confortables si je rabote un peu mes ongles de pieds (j’ai oublié de le faire avant de partir et j’en ai assez de me faire piquer mes ciseaux à ongles par les douaniers). Je me dirige vers le supermarché qui est dans le même bâtiment ; je me rends vite compte que je ne trouverai pas là ce que je cherche (à part un coupe ongle au rayon bébé), et je ressorts pour me diriger vers le « bar à ongles », où on m’explique que non, je ne trouverai pas de ciseaux à ongles (bizarre ce bar à ongles, ou alors, je n’ai pas compris l’anglo-mongolo-russo baragouinage). En revanche j’achète une lime et du vernis, c’est déjà ça, j’ai VRAIMENT décidé de faire un gros gros effort de présentation pour être au niveau du parterre de stars nationales. Je retourne donc au supermarché pour me rabattre sur le coupe-ongle bébé, et c’est à la caisse que je me rends compte qu’il me manque un sac. Le sac des chaussures.

Je suis en train de me demander où j’aurais pu le laisser, et je pense tout d’abord au moment où je les ai payées. Les ai-je par inadvertance laissées à la caisse ? J’explique la situation à ma chef, qui me dit de foncer, elle m’attend. Je remonte au rayon chaussures, je retrouve ma vendeuse qui se souvient bien de moi (je l’ai fait rire pacque j’essaye dans la mesure du possible d’exprimer les trois mots de mongol que je connais). Elle m’assure qu’elle m’a donné mon sac, ce dont je ne doute pas. Elle me dit que c’est peut-être ma chef qui l’a, je redescends vérifier mais non. En attendant, je créée bien involontairement un attroupement autour de moi, le chef de la sécurité, les vendeuses, la chef des vendeuses et les mongols parlant anglais qui veulent à tout prix m’aider ; je commence à me sentir très mal à l’aise. Je leur dis de laisser tomber… Mais c’est alors que le directeur de la sécurité, venu se joindre eau groupe me propose de refaire mon parcours avec le système de vidéosurveillance, en me suivant sur les caméras qui enregistrent les clients. Pour savoir où j’ai perdu mon sac. Devant tant de sollicitude (les mongols aiment profondément leur pays et veulent donner une bonne image aux touristes), j’ai du mal à refuser.  Je dis OK, pourquoi pas. Et me voilà obligé de leur détailler mon parcours minutes par minutes. Ils s’y mettent à 3 puis à 6, je ne sais plus où donner de la tête pour répondre aux questions. Je leur dis à nouveau de laisser tomber mais visiblement trop impliqués les mongols refusent et en plus je les énerve car je ne suis pas assez précise sur les horaires de mes déplacements. Ce remue ménage fait arriver une autre chef de la sécurité, qui semble être en fait la chef de tout le monde.

Plusieurs dizaines de minutes s’écoulent durant lesquels je dois détailler mon parcours minutes par minutes. C’est alors, que l’idée me vient de refaire le parcours histoire déjà de leur échapper, mais la grande chef de la sécurité décide de m’accompagner ; je retourne au «bar à ongles » et je tombe évidemment sur mes chaussures que j’avais oubliées à la caisse.

Très très grand moment de solitude.

La directrice de la sécurité fronce les sourcils. Toute son équipe est sur le coup…je suis horriblement gênée. J’en profite donc pour laisser exploser ma joie dire combien je tenais à ces chaussures, et de faire des câlins à toutes les vendeuses qui m’avaient suivie (que je n’avais pas vues…cela faisait une sacrée troupe). La directrice mi-amusée mi-fâchée, m’explique que toute son équipe travaille sur les films et qu’ils se sont vraiment donné du mal, que je dois passer les remercier à minima (bah même si j’ai un peu voulu m’enfuir en vrai je ne serais pas partie sans dire merci…). Je retourne sur mes pas, et j’en profite pour serrer vigoureusement toutes les mains de personnes qui ont participé à l’opération. L’autre directeur sécurité est d’ailleurs aussi un peu fâché et me dit que la prochaine fois, il faut que je revienne sur mes pas avant de mettre en branle tout le système de vidéosurveillance. Je promets solennellement, la main sur le coeur.  Et je rejoins ma chef pour vite sortir de là… je croise sur le trottoir une des filles qui m’a aidé pour la traduction, je refais le même cinéma, et je lui fais un câlin aussi.

Les mongols sont assez surpris par cette attitude, ils ne sont pas très « latins » et se touchent rarement. Point de bises chez eux.

Mais ils ont tous été sincèrement contents de savoir que j’avais retrouvé mes chaussures…

 

 

« Mamaaaaaan!! »

Mamaaaaaaaaaan, mamaaaaaaaaaaan viens vite !!!!

Evidemment, en entendant ce cri,  tu traverses en courant le salon façon saut d’obstacle.

Mamaaaaaaaaaan !! viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !!!

Mon Dieu, ton cœur de mère imagine le pire…tu oublies que tu viens d’écraser deux playmobils (même pas mal) et tu finis par une glissade en ouvrant à la volée la porte de la salle de bain.

Et là tout sourire : « regarde maman, le dentifrice est rayé ! ».

Vacances d’été

Nous sommes en plein travaux pour notre nouvel appartement. La puce a deux mois de vacances, et il faut bien l’occuper….Culpabilité maternelle aidant, car je ne veux pas qu’elle soit privée de vacances…. Planning ministériel : je partage les deux mois entre les grands-parents et je réserve tout de même du temps pour l’emmener à la mer. La petite a fait dans l’ordre :

La maison – Mougins (en avion donc 2 allers-retours pour elle et 4 pour moi le temps d’aller la déposer et de revenir faire les travaux puis d’aller la rechercher)

La maison – Arcachon (en train)

La maison  –  Le Touquet (en voiture)

Et à son retour, installation dans le nouvel appartement.

Avec en prime quelques parties de pêche, du manège, de la chasse aux coquillages, et bien sûr activités plage, piscine et poney.

A la rentrée, la maîtresse lui a demandé : « et toi Julie, qu’as-tu fait pendant les vacances ? »

Elle a répondu :

« J’ai vomi ».

PACEM

Il est de coutume de dire…Un déménagement c’est une épreuve pour le couple. Finalement pas tant que ça, non, l’épreuve pour le couple, à mon avis, c’est l’armoire qui s’appelle PACEM dans le magasin de meubles à monter soi-même, Möbler.

Comme tous les couples modernes et jeunes d’aujourd’hui, la solution rangement simple pratique et pas chère est suédoise. L’enseigne Möbler vous propose de mieux ranger et d’organiser votre vie.

Déjà première étape, acheter la bête. L’armoire PACEM porte très mal son nom (paix en latin, pour ceux qui n’auraient pas été, comme moi, une traumatisée des cours de latin de madame Lambert, à mon avis Lourdem, Foirem ou Encombrem serait mieux approprié).

Le rayon armoire, pardon, « dressing », est noir de monde (c’est la promo de la semaine) Après avoir fait la queue pour commander l’armoire, il faut la remplir avec des accessoires de rangements ; il faut se décider (attention…) entre un range pantalon, un range chaussure, un range fourre-tout (tiroirs), un range cravate, des étagères et les portes, bien sûr (coulissantes ou non). C’est en général dans ce rayon que les couples se disputent, entre et la femme, qui rien à faire, veut son dressing…et l’homme qui martèle que le colis ne rentre ni dans la voiture, ni dans l’appartement.

Nous avons donc commandé les 6 caissons PACEM (4 caissons de 1 mètres et 2 de 50), et heureusement pour moi, de 50 centimètres de profondeur (parce qu’il y a plus large, donc plus lourd). Chéri, lui a décidé de louer un camion pour emmener tout cela à moindre frais à la maison.

« Mais amour, pourquoi ne pas prendre le service livraison ? »

« Parce qu’il faut ranger tout de suite, c’est d’ailleurs le concept de la marque », me dit Chéri en détachant bien tous les mots pour être sûr que je comprenne bien.

Une fois les contenus pris au libre-service (pour ceux encore disponibles, car apparemment, ils sont en rupture de stock chez Möbler). Les cartons commandés, il a donc fallu charger les colis dans le camion. Et les décharger à la maison….

Le problème s’est vite fait sentir : d’abord notre nouveau chez nous c’est piéton…pas de possibilité pour se garer en bas de chez soi. Il faut donc donner de sa personne pour porter les cartons jusqu’à l’immeuble, pour s’apercevoir que Pacem ne rentre pas dans l’ascenseur…je vous laisse imaginer moi qui suis archi nulle pour reconnaitre spontanément ma droite de ma gauche (oui c’est pareil avec horizontal/vertical et est/ouest), l’état de nervosité de Chéri qui porte à bout de bras les paquets pendant que je vais dans la direction opposée à celle de la logique masculine… ….une fois les colis remisés à la cave (parce que le camion se loue à la demi-heure, il faut donc se dépêcher pour décharger), il faut monter au sens propre du terme lesdits paquets jusqu’au deuxième étage par les escaliers. Ce n’est pas njut njut que tu te dis, c’est plutôt zut et zut !!

Les deux premières Pacem furent assemblées sans soucis majeurs par Chéri, maitre ès tournevis électrique. Ce fut plus dur pour les deux autres Pacem destinées à remplir le placard de l’entrée (oui, on a mis des armoires dans une armoire, c’est tout à fait normal).

La première s’est désagrégée au premier essai de levage. Et la deuxième a failli embarquer le plafond. Sous l’effort, ce n’est plus zut et zut mais bien plus grave ce que tu balances pour te calmer les nerfs !! (L’enfant a été éloigné durant les travaux, c’est pour ça que les jurons peuvent sortir plus librement…).  Finalement au prix de gros efforts (et ça m’a laissé des traces, cette histoire, dont un torticolis qui a duré 15 jours), nous avons réussi.

Sauf que Chéri n’a pas pris le bon modèle de charnière pour les portes. Et qu’il faut y retourner rendre un range-chaussures, et reprendre au passage une ou deux étagères.

Finalement ce n’est pas un aller-retour mais bel et bien huit au compteur aujourd’hui que tu es obligé de te taper pour monter ta rognotudju d’armoire Pacem.

Dans la voiture

Julie adore écouter Nolwen Leroy et ses reprises de chansons bretonnes. Nous mettons la musique pour lui faire plaisir, mais là, Julie nous montre une figure totalement dépitée.

« Mais que se passe-t-il Julie ? »

« Et bien je suis triste parce que moi en breton, je ne sais dire que tralalala…. »