Oedipe?

« Maman, tu peux jouer à Bambi avec moi ? »

« Oui ma puce, comment fait-on ? »

« Et bien toi, tu te fais tuer par les chasseurs et moi je vais dans la forêt avec Papa, le roi de la forêt… « 

Enfin papy!

Je suis avec Julie et mes parents dans la voiture. Ma mère et moi sortons faire quelques courses pendant que mon père et Julie restent dans la voiture. Sur le trottoir d’en face il y a un animal dessiné sur un mur.

Mon père dit : « regarde Julie c’est une souris ».

Julie répond, « non papy, c’est un éléphant ».

Mon père : « mais si c’est une souris »

Julie : « non, un ELEPHANT, papy ».

Mon père : « on va demander à maman ce qu’elle en pense »

Julie : « elle dira que c’est un éléphant ».

Retour dans la voiture, mon père me demande ce que je vois dessiné sur le mur d’en face, je réponds « une souris ».

Julie : « tu vois, j’avais raison, papy c’est une souris ».

Mon père : « Mais, mais, Julie, tu pensais que c’était un éléphant !! »

Julie : « mais non, c’est toi. C’est une souris. Enfin papy ! »

Marron

Nous sommes dans la voiture, Julie tient dans ses mains un objet marron.

Je lui demande : « c’est de quelle couleur ? »

Elle me répond «  c’est bleu ? »

Je lui dis « non ce n’est pas bleu, c’est marron ».

Elle répète : « mawon ».

« Oui c’est marron ».

« Mawon, c’est mawon, hi hi hi mawon mawon mawon mawon mawon mawon ».

Je lui montre un autre objet marron : je lui demande :  « et ça c’est de quelle couleur ? »

Elle me répond : « c’est pas bleu ! ».

Bébés nageurs, le retour

Piscine samedi matin avec Julie, génial… Une fois la séance terminée, nous nous rhabillons, je sors du vestiaire et me dirige vers l’endroit où sont les chaussures. J’enfile les siennes à Julie, pas le temps de finir d’enfiler les miennes que mademoiselle file en courant…tout droit dans le vestiaire des papas!!!

Et moi, juste le temps d’apercevoir quelques paires de fesses masculines, avant que la porte ne se referme sur Julie, et hurle hystérique et tambourinant furieusement à la porte, « Rendez-moi mon Bébé!!! »

Je n’ose pas rentrer, et j’imagine avec effroi ma fille déambulant parmi ces hommes tous nus. Je frappe, et crie, et le maître-nageur, alerté par le bruit, arrive mollement :

« Qu’est-ce qui se passe? »

Très cohérente, je lui dis :

« Mon bébé est parti chez les hommes ! ».

Il me dit « quoi? J’ comprends pas. »….

Je fais une phrase plus recherchée :

« Mon bébé s’est introduite dans le vestiaire des hommes et je n’ose pas rentrer. Pourriez-vous aller la chercher, s’il vous plaît??? »

Heureusement, un gentil papa m’a rendue ma puce. Je l’ai ramenée vers le coin des chaussures en la grondant un peu (en fait je n’en menais pas large). Et qu’a-t-elle fait une fois arrivée vers les chaussures hein??? Et bien mademoiselle Julie est immédiatement retournée en direction du vestiaire des hommes, déclenchant bien sur l’hilarité générale des autres mamans présentes…mais cette fois, je l’ai rattrapée à temps…

Zip

Jeudi, j’ai pris le train de banlieue, pour aller au boulot, et comme j’ai mal à la gorge, j’ai pris avec moi des pastilles pour me soulager. Je suis dans un « carré » avec 3 autres femmes. Je suçote mes pastilles comme des bonbons et m’en enfile 3 durant le voyage (ce sont des pastilles sans sucre, je vais probablement le regretter plus tard dans la journée). Je vois qu’une des femmes me regarde. Ah! Mon arrêt, je me lève pour sortir. La femme m’attrape par le bras et me dit quelque chose à voix basse. Je me dis ça doit être une infirmière ou un docteur, et elle est en train de me dire que je mange trop de pastilles?? Je la fais répéter…. »votre braguette est ouverte ». Oh mince, oui c’est vrai.

Bon.

J’essaye de fermer ladite braguette le plus discrètement possible. C’est bon. Je descends les escaliers, et contrôle « la zone » par réflexe, mince, encore ouverte!! En fait dès que je fais un mouvement elle s’ouvre! Non mais c’est quoi ce pantalon neuf hors de prix avec la braguette qui ne tient pas?

Bon réunion, sous la table ça ne se voit pas. Je me lève me tourne, (zip), je vais au café (zip), les mains pieusement jointes sur la zone je me tourne (zip) je vais à mon bureau, dès que je me lève (zip). « Alors concernant le dossier machin, je pense qu’on ferait mieux de faire ça, tu es OK? Attends un instant (zip).

« Tu viens manger? » Oui j’arrive (zip)

Le soir venu je ferme mon blouson ça ne se voit pas trop. Bon le problème c’est que j’ai un manteau d’hiver et qu’il fait 20°. Je prends le bus (zip), j’arrive à la crèche (zip), je rentre chez moi (zip) oh et puis, je laisse tomber.

Chéri rentre. Je me plains : « regarde, ce pantalon que j’ai acheté il est très cher, il me fait des fesses potables, et malheureusement, regarde (zip) la braguette ne tient pas ». Chéri  alors se lève, sans un mot il vient vers moi, (zip). Il me dit, « c’est une braguette bloquante. Il suffit d’appuyer là ».

??

Comment tu savais?

« Je suis un homme, il ne peut pas y avoir « pantalon hors de prix » et « braguette qui ne tient pas » dans la même phrase.

Moche…

Dimanche, petite puce, devant sa robe cendrillon, un brin désappointée car sa robe est déchirée.

Maman n’écoutant que son cœur et son courage, pour la toute première fois, sors un fil une aiguille, et adapte une de ses robes du soir pour la petite princesse en mal de fringues… Julie aux anges, se plie aux essayages… maman se foule, Chéri pendant ce temps-là voit le panier de linge sale déborder et me demande « il n’y a pas plus urgent à faire???? » Je réponds que non et je m’implique totalement dans ce moment créatif, je couds des petits nœuds, des petites perles, et je suis ravie. Rendez-vous compte, pour la première fois dans ma carrière de maman, je fais une robe pour ma fille!!!

Arrive la fin de mon ouvrage, petite puce enfile sa robe (avec une traine, s’il vous plait) se coiffe, mets ses chaussures de princesse, un serre-tête, prête pour aller au bal. Je ne suis pas peu fière de ce travail et sors mon appareil photo pour mettre une preuve sur les réseaux sociaux que je sais coudre un peu. Et là Julie me dit : « non maman tu ne prendras pas de photos et tu devrais t’excuser de m’avoir fait une robe aussi moche!!!! »

Nounours

Nous avons adopté un nouveau membre dans la famille. Il s’appelle Nounours.

Samedi après-midi, petit tour au magasin de jouets. Je voulais acheter une dinette pour Julie. Après avoir fait trois fois le tour du magasin, tripoté les mini guitares et divers instruments, ignoré superbement les poupées du rayon filles, et enjambé un mini tracteur côté garçon, Julie tombe en arrêt devant un ENORME ours en peluche, et hurle « nounours !!!» Julie scotchée à la peluche a refusé obstinément de la remettre en place. Autant habituellement elle déménageait un peu les peluches du rayon, pour identifier l’espèce (‘panda, chat, ours crocodile’) puis les reposait  autant là, rien à faire, le coup de foudre a été immédiat.

Impossible de quitter le magasin sans nounours. Bon Julie ayant été un ange toute la semaine, et maman étant faible (et nounours pas trop cher), nous avons amené nounours à la caisse.

Négociations, il faut poser nounours pour le payer.

Adieux déchirant de mon petit bout « r’voir nounours » qui s’y reprend à deux fois avant d’accepter de poser le bestiau. Petit tour de l’autre côté pour attendre l’arrivée de nounours, dûment payé.

Crise de nerf de mon petit bout car ça ne va pas assez vite.

Regards de désapprobation des autres clientes….

Retrouvailles de Julie et de son nouvel ami, (câlins-bisous-léchouille) en route pour la maison.

Oui mais nounours étant plus grand que Julie, Julie a du mal à marcher droit. Julie veut prendre les escalators avec nounours, heureusement, maman fine négociatrice propose de porter nounours pour que Julie ne tombe pas. Julie accepte, mais garde l’œil sur sa nouvelle peluche préférée. Retrouvailles émouvantes avec nounours au bas des escalators (on dirait que ladite peluche est partie pendant une paire d’année. Pas de doute, elle est accroc).

Sur le trottoir, nounours traine un peu par terre, maman aide Julie à porter nounours, qui finit dans les rosiers du bas-côté. Désappointement de mon petit bout « oh non, nounours est sale ». Arrivée maison : « nounours a soif » et ma petite s’est appliqué à lui donner à boire…

« reposer avec nounours »…Je rêve, elle n’a pas voulu faire de sieste de l’après –midi…Miracle bear….mais en fait, le « reposer » est de courte durée. Il faut faire visiter l’appartement à nounours « quisine….napé… »

« Bain avec nounours…. », Oui mais non, ….négociations……

« Némo avec nounours », tiens, le retour du poisson clown….

Bref, et quand est arrivée l’heure du coucher : Nounours, dodo !!!

Evidemment 5 minutes plus tard elle dort, enfoui sous un tas de peluche, nounours en premier. C’est-y pas mignon ? Il faudrait que je prenne des photos.
J’imagine qu’il faudra dorénavant trimbaler nounours avec Julie, mais pourquoi n’a-t-elle pas choisi un chihuahua (grandeur nature)?